Maillet et mailloche pour bol chantant tibétain

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Avec un maillet et une mailloche pour bol chantant tibétain adaptés à votre instrument, vous serez en mesure de profiter de toute la voix de votre bol, car c'est l'outil qui entre en contact avec sa paroi. En effet, le bois nu donne une sonorité claire et riche en harmoniques là où le feutre lui apporte une couleur douce, chaude et ronde. Ici, la boutique Instruments du Monde a réuni pour vous des maillets en bois seul ou avec une tête de feutre, mais aussi des mailloches et des baguettes pour faire chanter votre bol comme vous le souhaitez.

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Feutre, cuir, daim ou bois nu : quel son chaque maillet tire-t-il d'un bol chantant tibétain ?

Une femme qui médite avec son maillet et un bol chantant tibétain

Sans garniture, vous obtiendrez un son clair et métallique du maillet en bois, aigu et riche en harmoniques avec un petit tac au moment de l'attaque. À l'inverse, le feutre donne une sonorité douce et ronde qui tire vers le grave. Avec le daim ou le cuir, c'est une sonorité chaude et équilibrée qui se situe entre les deux.

Il faut savoir qu'une tête de petite taille et dure pousse le son vers l'aigu tandis qu'une tête tendre favorise le grave, mais à instrument égal, la technique joue un rôle aussi important que la matière.

Sur un bol chantant tibétain assez grand pour elle, une grosse boule de feutre garde un son doux mais donne des vibrations puissantes que vous ressentirez dans votre main et jusque dans votre bras. Concernant la forme, une tête en boule ne touche l'instrument que sur une petite surface et elle peut donner une attaque marquée, alors qu'une tête de forme cylindrique offre plus de surface de frappe.

Frapper ou frotter le rebord : faut-il le même maillet pour les deux gestes ?

Le frottement du rebord réussit le mieux avec un maillet de bois gainé de cuir qui accroche la paroi. Ce n'est donc pas forcément le même outil qui sert à frapper et à frotter. Bien entendu, vous pouvez frapper votre instrument avec tous les maillets, mais une tête de feutre ou de laine sert uniquement à la frappe : c'est une matière trop molle pour accrocher la paroi et faire chanter le bol tibétain en frottement. Sans gaine, le maillet produit une sonorité vive par frottement. Il a cependant tendance à grincer ou à grésiller plus facilement qu'un bâton gainé de cuir ou de daim, et il est possible qu'il marque le bord de traces sombres qui laissent le son intact. Si vous ne souhaitez qu'un seul outil, le plus courant possède un bout en bois et un bout gainé de daim qui permettent chacun de frapper avec sa propre texture de son.

Un bain sonore réalisé sur une femme avec un bol chantant tibétain et un maillet

Le maillet doit rester proportionnel au diamètre du bol : les grands bols lourds demandent des maillets gros et lourds, tandis que les petits instruments se jouent avec des maillets petits et légers. Par exemple, pour un bol tibétain de 15 à 20 cm de diamètre, il vous faudra un bâton long d'environ 18 cm et large de 2,5 cm ou une mailloche d'environ 25 cm, et cette mesure donne un ordre de grandeur qui peut varier d'un instrument à l'autre. Le poids de l'instrument se trouve être un bon repère également. Une mailloche d'une trentaine de grammes est adaptée à un bol de quelques centaines de grammes, alors qu'un instrument au-delà d'un kilogramme demandera une mailloche bien plus longue et lourde.

Pour la tête, comptez environ 20 à 30 mm de diamètre pour les petits bols, 35 à 50 mm sur les bols moyens et 50 à 60 mm sur les grands. Il en va de même pour le rembourrage. Sur les petits instruments, un maillet peu rembourré suffit, tandis qu'un feutre fin est adapté aux bols moyens et que les grands bols appelleront des maillets très rembourrés. En effet, un gros maillet de feutre sur un petit bol donnera un son sourd et terne. Quant à l'épaisseur, un feutre très tendre convient aux bols à paroi fine et les parois épaisses supportent un feutre plus dur.

Sachez que la plupart des bols tibétains sont vendus avec un maillet souvent simple qui est parfois trop petit pour un instrument au-delà de 18 cm.

Le bol grésille parce que le maillet rebondit sur le rebord à mesure que la vibration monte. C'est le cas avec une vitesse ou une pression irrégulière, et le problème se pose également si vous allez trop vite au moment où le bol devient fort.

Si le bol grince dans les aigus, c'est souvent que la pression est trop forte ou que le manche est trop couché et qu'il frotte la face du bol tibétain au lieu de sa tranche. Il vous faudra alors relâcher la main avant de redresser le manche.

Lorsque la vitesse est trop lente ou qu'il s'agit d'un maillet trop léger, rien ne monte.

Pour une main qui débute, le bout gainé de daim ou de cuir est le plus facile à contrôler. Si vous préférez commencer par frapper, ce qui reste d'ailleurs le geste le plus facile, une tête de feutre tendre vous évitera un bruit d'attaque trop dur.

Une frappe douce avec un maillet rembourré vous donnera un son plus plein et plus rond qu'un coup sec, et l'instrument grésillera moins. Il est ensuite intéressant de frapper votre instrument fort puis doucement, en passant d'une tête dure à une tête moyenne et enfin tendre. Avec cet exercice, vous aurez très vite l'oreille de votre instrument et du bon geste.

Ce n'est pas du tout obligatoire. Disposer de plusieurs maillets pour un bol a cependant fait ses preuves, car vous serez en mesure d'obtenir selon le moment une sonorité plus forte ou plus douce. D'un outil à l'autre, l'instrument fera ressortir des harmoniques différentes, mais sa note demeure identique et seule sa couleur varie.

Si vous avez plusieurs bols de tailles différentes, il est conseillé de garder deux ou trois maillets dont les têtes varient en taille. Pour un même bol, une base courante consiste par exemple à garder un bâton gainé de cuir pour frotter, puis une tête de feutre tendre et une tête de feutre dur pour frapper. Un maillet tendre et un maillet dur suffisent pourtant à jouer votre instrument en plusieurs couleurs.

Lorsqu'il peluche, le feutre se brosse doucement. Il est conseillé de ranger vos maillets au sec et à l'abri de la poussière afin que le feutre ne s'agglomère pas. Entre les séances, une pochette ou un simple tissu protégera les têtes. Pour le bol lui-même, une housse fait partie des accessoires qui le protégeront lors de vos déplacements. Sachez que le feutre et la laine s'usent plus vite que le bois et le daim lorsque vous jouez régulièrement. Avec le temps, le cuir se polit et devient glissant, si bien que votre bâton peut avoir du mal à lancer le chant de votre instrument, mais il est tout à fait possible de lui redonner du grain en le frottant doucement sur un tissu rêche.

Une mailloche de gong est surtout adaptée aux bols tibétains lourds, c'est-à-dire aux grands bols à partir de quelques kilogrammes et aux très grands bols où il est possible de se tenir. Les maillets de gong sont en effet généralement bien plus longs et massifs, leur tête est parfois volumineuse et ils possèdent fréquemment deux têtes. Les matières de la tête comme le feutre ou le caoutchouc restent néanmoins proches, et les mailloches de grande taille servent d'ailleurs au bol comme au gong.

Ainsi, un maillet de gong lourd va étouffer un petit instrument et ne donnera qu'un son sourd. Certains maillets de gong légers, avec une tête de petite taille et tendre, jouent néanmoins des bols tibétains plus petits sans les saturer.