
Publié par Ambre Montespan - Mis à jour le 25 sept. 2026
Sommaire :
Vous avez entendu ou lu que les bols tibétains étaient fabriqués à partir de 7 métaux ? Vous vous demandez de quels métaux il s’agit ? Pourquoi cet instrument de musique est-il conçu de cette façon ? Qu’est-ce que cela signifie dans la tradition tibétaine ? Est-il obligatoire de fabriquer un bol chantant précisément avec ces sept métaux ?
Comme je m’intéresse depuis plus de 5 ans aux différentes méthodes de fabrication des bols tibétains, leur composition particulière a naturellement retenu mon attention. Je peux donc répondre aux questions que vous vous posez sur les métaux utilisés dans la fabrication de cet instrument.
Les bols tibétains sont traditionnellement fabriqués à partir des 7 métaux suivants : fer, plomb, argent, or, étain, cuivre et mercure, qui correspondent, entre autres, aux 7 chakras principaux du corps humain. Il est néanmoins possible d’en trouver dans d’autres alliages.
En lisant cet article, vous apprendrez notamment :
- Pourquoi les 7 métaux sont utilisés dans la fabrication des bols tibétains
- Quels sont ces sept métaux dans le détail
- Comment savoir si un bol contient bien les 7 métaux et pas un autre alliage
Vous comprendrez donc pourquoi, selon la tradition tibétaine, il est important qu’un bol tibétain soit fabriqué avec ces 7 matières plutôt qu’une autre.
Entrons maintenant dans les détails liés à la fabrication des bols tibétains.
Pourquoi les bols chantants sont-ils conçus dans un alliage de sept métaux ?
Pour la plupart des personnes qui découvrent le sujet, il est surprenant d’apprendre que les bols tibétains sont fabriqués à partir d’une composition de 7 métaux. Même si la tradition tibétaine est souvent mise de l’avant, le sujet est en réalité plus complexe.

La composition du bol chantant étroitement liée à la tradition tibétaine
L’alliage de sept métaux dans la conception des bols chantants est attribué à la tradition tibétaine et lié à la symbolique du chiffre 7. En effet, chacun des métaux présents dans l’instrument correspond, sans trop entrer dans les détails, à un des 7 chakras majeurs bien connus des personnes qui pratiquent le yoga, aux 7 notes de musique, aux 7 jours de la semaine ainsi qu’aux 7 astres du système solaire observables à l’œil nu, soit le Soleil, la Lune et 5 planètes. En combinant tous ces métaux, on obtient un alliage qui, selon la croyance, donne à l’instrument des vertus thérapeutiques comme la réduction du stress et des insomnies, le soulagement des migraines ou encore le renforcement du système immunitaire.
C’est pourquoi la plupart des vendeurs et fabricants de bols tibétains, qu’ils soient situés à Katmandou au Népal ou qu’il s’agisse d’une boutique en ligne, invoquent très souvent la tradition tibétaine pour justifier la présence de cet alliage dans l’instrument. Les faits historiques et scientifiques apportent pourtant une réponse bien différente, que nous abordons juste ci-dessous.
Est-ce que les bols tibétains ont toujours été fabriqués à partir d’un mélange de sept métaux ?
Tous les éléments recueillis jusqu’à maintenant sur ce sujet tendent à montrer que les bols tibétains fabriqués à partir de 7 métaux sont un phénomène relativement récent.
Sur divers sites Web, et même dans des boutiques physiques mal renseignées, on indique souvent que les bols tibétains sont des objets datant de plusieurs millénaires afin de leur donner une dimension traditionnelle, folklorique et antique. En réalité, c’est à la fois vrai et faux. Vrai, car les bols métalliques en forme de cloche renversée sont effectivement très anciens, mais faux, car les documents historiques de l’époque indiquent seulement que ces bols étaient utilisés dans un cadre culinaire ou religieux, les moines bouddhistes les utilisant notamment pour faire l’aumône ou recueillir des offrandes, et non comme instrument de musique. En effet, dans l’ensemble des archives tibétaines qui concernent la musique, il n’est jamais fait mention de bols chantants. Aucun récit ni aucune histoire de l’époque n’évoque non plus cet instrument. De plus, des explorateurs et journalistes, comme Perceval London, qui se sont intéressés au début du 20ᵉ siècle autant à la musique tibétaine qu’à leur médecine traditionnelle, n’ont jamais mentionné les bols chantants. En revanche, il existait en Chine et au Japon un instrument ressemblant au bol tibétain. Cet instrument s’appelait dobachi ou rin.

Les premières traces écrites décrivant l’utilisation de bols métalliques au Tibet précisément conçus pour produire du son datent des années 1960, au moment où le tourisme était en plein développement. Il est donc très probable que les bols en métal traditionnellement utilisés pour la cuisine ou la religion aient été détournés de leur usage principal pour devenir des instruments de musique, en les faisant chanter avec un maillet.
Pour confirmer cette hypothèse, une équipe scientifique de l’université d’Oxford dirigée par le docteur Peter Northrup a analysé en 2010 la composition de plus de 100 bols métalliques pouvant être associés à des bols chantants provenant de la région himalayenne. Les dates de fabrication de tous ces bols se situaient entre le 16ᵉ et le 19ᵉ siècle. Après analyse métallurgique, il s’avère que la quasi-totalité de ces objets était fabriquée en bronze, c’est-à-dire un alliage de cuivre et d’étain. Pour moins de 2 % d’entre eux, des traces de fer ont également été retrouvées, mais aucun autre métal.
Après avoir examiné l’ensemble de ces éléments, il est tout à fait permis de douter du fait que la composition des bols chantants tibétains en 7 métaux soit une véritable tradition antique. Est-ce que cela veut dire que tous les bols chantants récents sont simplement conçus en bronze ? Absolument pas, comme le prouve ce rapport d’analyse de bols tibétains relativement récents de l’université de Concordia datant du 30 mai 1995, que vous trouverez juste ci-dessous :

Dans ce rapport, il est clairement indiqué que les bols analysés sont bien composés de 7 métaux différents, avec une teneur très élevée de plus de 99 % pour le cuivre et l’étain. Il est donc probable que, depuis les années 1960, avec l’engouement des touristes pour les bols tibétains, une légende se soit formée autour de leur composition et que certains artisans aient ajouté à leur alliage initial en bronze plusieurs autres métaux en quantité infime pour correspondre à cette légende.
Pour conclure, même s’il n’est pas possible de l’affirmer avec certitude, les bols tibétains qui ne semblaient pas être conçus pour la musique étaient probablement fabriqués en bronze avant d’évoluer vers une composition de sept métaux à partir des années 1960.
Quels sont les sept métaux qui composent un bol tibétain et quelles sont leurs significations ?
Maintenant que nous savons que les bols tibétains fabriqués à partir d’un alliage de 7 métaux existent bel et bien, voyons plus en détail les différents métaux présents dans cet alliage et leur sens selon la tradition tibétaine.
Le fer
Le fer est le métal le plus courant dans la vie quotidienne, principalement sous forme d’alliage, comme dans l’acier et la fonte. Dans le cas d’un bol tibétain, le fer est rattaché à Muladhara, le premier des 7 chakras majeurs, aussi appelé chakra racine, car il symbolise l’union entre l’esprit et la matière. Ce métal est aussi associé au mardi, à la planète Mars, à la couleur rouge ainsi qu’à la note de musique do.
L’argent
Métal précieux et malléable, l’argent est utilisé depuis l’Antiquité pour fabriquer de la monnaie. C’est son nom qui donnera l’expression « avoir de l’argent ». Ce métal est connecté au chakra sacré, nommé Swadhisthana, dont la fonction est de réguler le potentiel créatif ainsi que l’énergie sexuelle. L’argent est représenté par le lundi, la Lune, la couleur orange et la note de musique ré.
L’or
Depuis sa découverte, l’or a toujours occupé une place déterminante dans différentes civilisations grâce à sa rareté. Métal noble et inaltérable, l’or est symbolisé par Manipura, le 3ᵉ chakra majeur, soit le chakra du plexus solaire, situé approximativement au niveau du nombril. Ce point énergétique influe sur la confiance en soi, le charisme et le sens de l’organisation. L’or est associé au dimanche, bien évidemment au Soleil qui brille comme ce métal, à la couleur jaune et à la note de musique mi.

Le cuivre
Le cuivre est un métal qui a été, avec l’or, l’un des plus utilisés dans l’Antiquité, parce qu’il fait partie des rares matières qu’on peut trouver sous forme pure directement dans la nature. Il est donc naturellement présent dans les bols tibétains qui, eux aussi, datent de cette époque. Le chakra lié au cuivre est Anahata, le chakra du cœur, qui gère l’amour, la vitalité et la communion avec la nature. Il est rattaché au vendredi, à la planète Vénus, à la couleur verte ainsi qu’à la note de musique fa.
Le mercure
Dans des conditions normales de température et de pression, le mercure pur est un métal liquide qui a longtemps été utilisé en médecine avant d’être interdit en France en raison de sa haute toxicité. Il a longtemps été appelé vif-argent avant que son nom ne change définitivement en 1787. Le mercure est rattaché au chakra de la gorge, nommé Vishuddha, le chakra de la vérité, de la sagesse et de l’esprit logique. Selon la croyance, le mercure correspond au mercredi, évidemment à l’astre qui porte son nom, à la couleur bleue et à la note de musique sol.
L’étain
Connu dès la préhistoire, l’étain était principalement utilisé pour fabriquer le bronze en le mélangeant avec du cuivre. C’est donc, avec ce dernier, l’un des principaux composants des bols chantants. L’étain est lié à Ajna, le chakra du 3ᵉ œil, qui représente notamment l’intuition et la sagesse d’un individu. Ce métal est associé au jeudi, à la planète Jupiter, à la couleur bleue et à la note de musique la.
Le plomb
Dernier des 7 métaux qui composent un bol tibétain, le plomb est l’un des métaux les plus connus et les plus utilisés depuis l’Antiquité grâce à son abondance élevée et à son faible point de fusion, qui le rendent facile à employer dans diverses applications. Il reste néanmoins toxique et peut provoquer une maladie appelée saturnisme. Lié au chakra coronal, nommé Sahasrara, le plomb est donc rattaché à l’illumination et à la spiritualité. Il est associé au samedi, à la planète Saturne, à la couleur violette et enfin, à la note de musique si.

Quelles sont les proportions de chacun des métaux présents dans le bol ?
Officiellement, les proportions de chacun des métaux présents dans un bol tibétain traditionnel sont gardées secrètes par les artisans qui les fabriquent et se transmettent de génération en génération. Dans les faits, grâce aux analyses métallurgiques évoquées plus haut, on sait maintenant que les bols sont constitués au minimum de 99 % de bronze dans des proportions approximatives de 77 % de cuivre et 22 % d’étain. Si d’autres métaux sont présents, ils le sont en quantité infime.
Un point intéressant mérite d’être souligné. Selon les différentes études scientifiques sur la composition des bols tibétains, cet alliage précis de 77 % de cuivre pour 22 % d’étain est l’un des éléments clés pour obtenir une belle sonorité. Cette composition précise varie donc très peu parmi tous les exemplaires testés, ce qui témoigne d’un réel travail artisanal de précision par les artisans de l’époque.
Est-ce qu’un bol chantant tibétain peut être fabriqué avec plus ou moins de métaux ?
Comme nous l’avons déjà mentionné, il est très probable que les premiers bols tibétains aient été conçus avec seulement deux métaux, soit le cuivre et l’étain, qui demeurent l’une des bases de fabrication de cet instrument. Ensuite, rien n’empêche d’ajouter un ou plusieurs autres métaux en quantités très réduites.
C’est ainsi qu’il est aujourd’hui possible de trouver des bols tibétains de 3, 5, 7, 9 ou encore 13 métaux. Du zinc, du nickel, du platine, du chrome ou du manganèse peuvent être ajoutés aux 7 métaux initialement présents. Selon les vendeurs de ce type de produits, les vertus thérapeutiques seraient encore plus accentuées en ajoutant toujours plus de métaux. En revanche, du point de vue traditionnel, cela reste difficile à justifier, car si les 7 premiers métaux ont tous été découverts durant l’Antiquité, il a fallu attendre le Moyen Âge pour en porter le nombre à 12. Aujourd’hui, 82 métaux distincts sont recensés. Peut-être verrons-nous un bol tibétain de 82 métaux dans quelques années !
Comment savoir si un bol chantant contient bien les 7 métaux attendus ?
Soyons francs : ce sera compliqué. Ce n’est pas pour rien si des études scientifiques avec des analyses métallurgiques ont dû être réalisées pour en apprendre davantage sur les origines des bols tibétains. Sans ces moyens technologiques poussés, il est impossible de déterminer avec certitude de quoi votre bol chantant tibétain est réellement composé. Une analyse en laboratoire vous coûtera facilement plusieurs centaines de dollars canadiens. Il existe aussi des analyseurs de métaux, appelés spectromètres, mais ils sont souvent spécialisés dans les métaux précieux et n’offrent pas la précision d’un laboratoire, alors qu’une grande exactitude est justement nécessaire. En effet, à part le cuivre et l’étain, tous les autres métaux sont en quantité infime. De plus, ces analyseurs coûtent aussi plusieurs centaines, voire plusieurs milliers de dollars canadiens. Ce n’est donc vraisemblablement pas une solution viable.

Comme il n’existe pas de moyen réellement accessible à tous pour déterminer si un bol chantant est vraiment fabriqué à partir de 7 métaux, la seule option restante est la confiance. Vous devez pouvoir faire confiance à la personne ou à l’entreprise auprès de laquelle vous comptez vous le procurer, car concrètement, vous ne pourrez pas le vérifier vous-même. Certains professionnels se rendent parfois au Népal pour observer les méthodes de fabrication des bols et rencontrer les artisans afin de trouver les meilleurs produits. Mais même si un professionnel se déplace pour se renseigner et constate visuellement, sur place, que 7 métaux sont utilisés dans la composition des bols, rien ne prouve que les suivants seront fabriqués de la même manière. Il n’est évidemment pas concevable de surveiller la fabrication de tous les bols chantants. De plus, il n’existe actuellement aucun organisme officiel et sérieux chargé de certifier certains ateliers pour confirmer qu’ils utilisent bien les 7 métaux dans leurs instruments. La confiance reste donc le seul moyen.
Est-ce que ces métaux peuvent être dangereux pour la santé de l’instrumentiste ?
Quand il est question des 7 métaux présents dans un bol tibétain, la dangerosité pour la santé est une question qui revient souvent à cause de la présence du plomb et du mercure, les autres métaux étant beaucoup moins problématiques sur le plan sanitaire. En effet, la toxicité du plomb, officiellement considéré comme cancérigène probable depuis 2004 et responsable du saturnisme, ou celle du mercure, notamment interdit dans la fabrication des thermomètres et autres instruments de mesure en France dès 1999, n’a rien de très rassurant pour l’instrumentiste.

Comme nous l’avons déjà mentionné, le plomb et le mercure sont tous deux présents en quantités infimes, si bien qu’à ce jour, aucune intoxication liée à l’utilisation d’un bol tibétain n’a été recensée. Pour les autres métaux, si l’or et l’argent purs sont des matières dites anallergiques et ne provoquent donc pas d’allergie, ce n’est pas le cas d’autres métaux comme le cuivre ou l’étain. Si vous savez que vous êtes allergique à certains métaux contenus dans le bol chantant, ou si vous présentez des rougeurs après avoir manipulé cet instrument, vous voudrez rester vigilant et consulter un professionnel de la santé.
Dans tous les cas, si vous avez une réticence ou une appréhension à utiliser un bol tibétain en 7 métaux, ne vous le procurez pas. Vous n’arriverez jamais à vous détendre et à profiter à 100 % des bénéfices de cet instrument si, dans un coin de votre esprit, le risque d’une intoxication demeure présent. Dans cette situation, deux options sont à privilégier. La première, si vous souhaitez rester avec un objet métallique, consiste à choisir un bol chantant en bronze. Vous serez certain qu’il ne contiendra que du cuivre et de l’étain, ce qui enlève le risque associé au plomb et au mercure, le plus problématique. Si vous ne voulez vraiment plus de bol en métal, optez alors pour un exemplaire en cristal de quartz. Composé à 99,9 % de cette matière, il vous permet d’éviter un problème allergique ou toxique tout en profitant d’un instrument zen par excellence.

La richesse sonore des bols en 7 métaux est-elle meilleure ?
Un argument souvent mentionné en faveur des bols chantants en 7 métaux est qu’ils posséderaient des sonorités plus riches que leurs équivalents fabriqués avec moins de composés. Les quelques rares études sur la sonorité de ces instruments ont surtout montré que les sons étaient liés au rapport cuivre/étain plutôt qu’à l’ajout d’autres métaux en quantité infime.
D’après mon expérience, cela dépend généralement des personnes et de leur sensibilité. J’ai vu autant de gens convaincus que leur bol en 7 métaux était plus harmonieux qu’un autre en bronze que l’inverse. Personnellement, je vous conseillerais de vous fier à votre instinct, et je vous garantis qu’il est parfaitement possible de profiter de tous les bienfaits de cet instrument ou d’arriver à méditer avec lui, qu’il soit en 7 métaux, en bronze, en laiton ou encore en cristal de quartz. Trouvez plutôt le bol chantant qui vous convient, adapté à vous et à l’utilisation que vous comptez en faire !
Est-ce que les bols tibétains peuvent être fabriqués à partir de métal provenant de météorites ?
Cela peut paraître surprenant la première fois que ce détail est évoqué, mais si vous avez l’occasion de parler avec des vendeurs de bols tibétains à Katmandou, au Népal, vous tomberez presque certainement sur quelqu’un qui vous affirmera que son bol a été fabriqué à partir des restes d’une météorite tombée dans l’Himalaya, comme le veut la tradition tibétaine. Le bol chantant serait alors lié au cosmos, aux étoiles et à bien plus. Est-ce possible ? Oui, mais très improbable.
Comme nous l’avons vu plus haut, moins de 2 % des bols tibétains anciens analysés par l’université d’Oxford contenaient du fer. Or, les scientifiques savent très bien aujourd’hui quels métaux sont contenus dans les météorites. La réponse est simple : presque exclusivement du fer et du nickel, avec un peu de cobalt. Il est donc tout à fait possible qu’une météorite se soit écrasée dans l’Himalaya, puis qu’un artisan ait décidé d’ajouter un peu de ce métal dans la fabrication de son bol tibétain. Mais rappelons que lorsqu’il y a du fer dans l’instrument, il est présent en quantité très réduite, soit moins de 1 %. Il peut donc être intéressant de demander au vendeur quelle est la proportion de métal issu de météorite dans son bol tibétain pour vérifier son honnêteté.
De plus, il est surprenant qu’aucune trace de nickel ou de cobalt n’ait été découverte, alors que les météorites ferreuses en contiennent. Sachant que moins de 2 % des bols de l’époque contenaient du fer, il ne semble pas si évident d’affirmer qu’il s’agit d’une tradition tibétaine. En revanche, ce qui est certain, c’est que cette histoire ajoute une dimension folklorique au bol tibétain et un excellent argument de vente pour les personnes qui veulent bien y croire. À vous de voir si cette histoire est trop belle pour être vraie ou non.

Procurez-vous un bol tibétain auprès d’une boutique de confiance
Il est parfaitement normal de vouloir s’informer sur la composition particulière des bols tibétains en 7 métaux ainsi que sur leur signification, surtout lorsqu’on entend plusieurs informations contradictoires. Vous avez maintenant une bonne idée des différentes compositions des bols chantants et vous avez pu constater qu’il existe un doute légitime sur le fait que cet instrument soit depuis toujours fabriqué à partir de sept métaux. Même s’il n’est pas possible de confirmer quoi que ce soit avec certitude, certaines croyances ou superstitions ont peut-être été remises en question dans cet article, mais il reste toujours préférable d’être le plus transparent et honnête possible. Cela n’enlève rien à la capacité de détente, d’apaisement et de relaxation des bols tibétains chantants.
Toutefois, trouver un fournisseur de confiance en bols chantants n’est pas simple, tant l’offre est devenue vaste en ligne. Les professionnels peu scrupuleux qui n’hésitent pas à mentir ou à exagérer les origines de cet instrument sont nombreux. Avec ce genre de vendeurs, il est tout à fait permis de douter de la composition en 7 métaux des bols qu’ils proposent. Il est donc recommandé de choisir la boutique d’Instruments du Monde, qui propose un large choix de bols chantants en étant totalement transparente sur leur composition. C’est le cas de ce bol chantant en 7 métaux dédié à la guérison.
Choisissez une boutique de confiance et procurez-vous ce bol chantant en cliquant sur l’image ci-dessous :
Saviez-vous qu’il était possible de soigner avec un bol tibétain ? Certes, il ne faut pas s’attendre à des miracles, mais vous serez en mesure de guérir, de traiter et d’accompagner certaines maladies afin de vous soulager en apprenant comment utiliser cet instrument de musique dans une démarche thérapeutique.
6 commentaires
Écrire un commentaireBonjour
Depuis 11 ans, je vais au Laddhak où je vis dans une famille , à l’ombre d’un monastère . La 1ere année, j etais partie avec l’idée que ,oui, les bols etaient partout dans le bouddhisme tibétain. Et non, je me suis aperçue que cette idée était occidentale, je n’ai jamais vu un bol dans une famille, je n’en ai jamais vu dans les monastères. D’ailleurs, les Lamas rigolent de cette idée saugrenue . Comme je n’ai jamais vu un Lama entrain de méditer, par contre ils étudient les textes. Et dans les familles, ils n ont jamais médité , quand ils ont un moment de libre, ils dorment, ou ,à présent, sont sur leur téléphone. Le Bouddhisme tibétain n est pas ce que les occidentaux imaginent!!!!
Bonjour Dolma,
Nous développons plus cette idée dans l’article suivant :
https://instruments-du-monde.com/blogs/bol-tibetain/bol-tibetain-origine
Nous vous invitons à le lire.
Cordialement
Bonjour
Une question sur la forge de la galette avec les 7 métaux: sont-ils mélangés tous ensembles ou il y a-t-il un ordre du type Fer puis argent, puis cuivre…?C’est important pour mes recherches sur le nombre 9 et sa puissance( 432Mhz=4+3+2=9).
Bonjour Cyril,
Je réponds à votre question dans mon article qui traite de la fabrication des Bols Chantants à cette adresse :
https://instruments-du-monde.com/blogs/bol-tibetain/bol-tibetain-fabriquer
Les métaux sont normalement ajoutés en fonction de leur point de fusion croissant. Ainsi, l’étain et le plomb qui fondent vers 300° sont intégrés en premier, tandis que le fer sera le dernier, car il prendra une forme liquide vers 1500°. Néanmoins, rien n’empêche un artisan de changer cet ordre au dernier moment. Ces derniers communiquent très peu à ce sujet.
Cordialement
Un grand merci pour cet article très très intéressant , vraiment , clair et objectif, bref, je vais m’en faire un tableau résumé que je mettrai dans mon livre sur les bols 😊
Bonjour France-Anne,
Merci pour votre agréable commentaire.
Cordialement
Bonjour
je serai curieux de connaître le fabriquant qui à Katmandou fabrique des bols avec 7 métaux. Tous ceux que j’ai vus, travaillent avec des galettes de 3 ou 5 métaux… par contre, tous les magasins de Tamel (grand quartier commerçant et touristique de la capitale népalaise) ne vendent que des bols 7 métaux !
Namaste
Bonjour Ambre. Merci infiniment pour cet excellent article qui m’aide à y voir un peu plus clair.
Je reste pour ma part assez sceptique sur le fait que les bols comportent bien 7 métaux (en particulier, je vois difficilement un artisan se risquer à travailler du plomb et du mercure… juste pour sa propre santé).
J’ai donc 2 questions:
- pouvez-vous m’indiquer d’où provient l’analyse du bol de l’université de Concordia que vous présentez?
- avez-vous vous même vu de vos propres yeux des artisans mettre ses 7 métaux dans la fabrication d’un bol?
Merci de vos réponses et, surtout, de ce vraiment très bon article :-)
Bonjour Aymeric,
Votre scepticisme se comprend parfaitement étant donné les analyses de Bols Tibétains antiques que j'expose dans cet article. Concernant la dangerosité de travailler avec les métaux que sont le plomb et le mercure, je ne suis convaincue que les ouvriers soient réellement informés de leurs potentiels effets néfastes. Les propriétaires des fabriques non plus d’ailleurs. Je vous invite à lire cet article qui vous montre les conditions de réalisation de cet Instrument de Musique dans un atelier traditionnel, le moins que l’on puisse dire, c’est que les normes de sécurité qui seraient appliquées en France sont loin d’être présentes :
https://instruments-du-monde.com/blogs/bol-tibetain/bol-tibetain-fabriquer
S’agissant du rapport de l’université de Concordia, cela provient d’un forum de discussion anglais au sujet des Bols Chantants. Je dois vous avouer que je n’ai pas poussé le vice à contacter cette université canadienne pour demander une authentification de cette analyse.
Enfin, les artisans se gardent bien de montrer comment ils fabriquent la galette de 7 métaux. Ils revendiquent un secret professionnel qui se transmet de génération en génération et je n’ai malheureusement pas pu assister à la fonte du métal. La seule option consiste à effectuer une analyse métallurgique des Bols une fois celui-ci terminé, mais celle-ci est relativement onéreuse.
Cela dit, que le Bol Tibétain soit réalisé en 7 métaux ou non, ses vertus et bienfaits sont bien présents, ce qui reste l’aspect le plus important de mon point de vue.
Cordialement





QUELIN
8 déc. 2024Merci Ambre,
Votre article d’une grande clarté,m’a passionnée….
Une amie et moi-même voudrions chacune acheter ou s’offrir un bol tibétain
…ne voulant.pas tomber sur un côté attrape touriste de revente internet,pourriez-vous en France,nous indiquer une ou des boutiques fiables pour pouvoir acheter 2 bols tibétains?
Merci des coordonnées que vous voudrez bien nous confier,et de la confiance que vous voudrez bien nous accorder,nous ne souhaitons pas en faire commerce juste pour notre besoin et intérêt personnel.
Vous remerciant par avance de la réponse que vous voudrez bien nous donner.
Je vous souhaite un excellent dimanche où que vous soyez.
Namasté. Sylvie
Ambre Montespan
8 déc. 2024Bonjour Sylvie,
Vous trouverez des Bols Tibétains de grande qualité à cette adresse :
https://instruments-du-monde.com/collections/bol-tibetain
Cordialement