Aller au contenu principal
Note boutique Instruments du Monde 4,6 sur Trustpilot 4,6 / 5 Lire les avis

Livraison gratuite au Canada dès 79 $CA.

Un arbre planté en Tanzanie avec toute commande. En savoir plus

Qu’y a-t-il à l’intérieur d’un handpan ?

Portrait d'Ambre Montespan, la rédactrice du Blog d'Instruments du Monde

Publié par Ambre Montespan le 26 oct. 2026 · Mis à jour le 2 nov. 2026

Qu'y a-t-il à l'intérieur d'un handpan ?

Sommaire :

Avez-vous déjà jeté un coup d’œil par le trou sous votre handpan en vous demandant ce qui pouvait bien se cacher à l’intérieur ? Vous aimeriez savoir ce que l’on trouve vraiment à l’intérieur du handpan ? Cet instrument à percussion est-il entièrement vide ou contient-il un mécanisme qui lui donne ce son si particulier ?

Je pratique le handpan depuis plus de 10 ans et j’ai eu l’occasion d’examiner de très près l’intérieur de nombreux handpans, tant dans des ateliers de fabricants que sur mes propres instruments. Je peux donc vous expliquer ce qui se trouve entre les deux coques et à quoi cela sert.

À l’intérieur du handpan, il n’y a aucun mécanisme. Les deux coques d’acier, collées ensemble par leur rebord, forment une cavité qui peut produire une note grave et donnent à l’artisan un accès pour accorder les notes.

À la fin de cet article, vous saurez :

  • Ce que l’on trouve réellement à l’intérieur d’un handpan
  • Le rôle de l’air enfermé entre les deux coques
  • S’il faut nettoyer ou huiler l’intérieur de votre handpan

Vous pourrez ainsi expliquer d’où vient cette basse profonde que l’on entend en jouant. Vous saurez également prendre soin de votre instrument sans risquer d’endommager ce qui se trouve à l’intérieur.

Voyons maintenant ce qui se cache sous la coque de cet instrument !

Vue de dos d’un joueur professionnel de handpan

Que trouve-t-on à l’intérieur du handpan ?

Le handpan est formé de deux coques d’acier collées l’une contre l’autre par leur rebord. La coque supérieure porte le Ding, soit la note centrale, ainsi que les notes disposées tout autour. La coque inférieure est le plus souvent lisse et percée en son centre d’une ouverture appelée le gü. Sur les handpans à bottom notes, elle porte elle aussi quelques notes. Une fois assemblées, les deux coques laissent entre elles un grand espace vide qui donne au handpan sa forme de lentille. Par exemple, le Hang de la société suisse PANArt, l’instrument à l’origine de tous les handpans, mesure 52 cm (20,47 po) de diamètre sur 24 cm (9,5 po) de hauteur. Vous trouverez le nom de chacune des parties visibles de l’instrument dans mon guide sur la composition et le fonctionnement du handpan.

Il n’existe donc aucun mécanisme à l’intérieur d’un handpan. Vous n’y trouverez ni ressort, ni lame, ni pile, ni circuit électronique. Le handpan est un idiophone, c’est-à-dire un instrument qui produit son son grâce à la vibration de sa propre matière. Les capteurs que certains musiciens utilisent pour amplifier leur handpan sont plutôt des accessoires fixés sur la coque et vendus séparément. Seuls les handpans électroniques, avec leur batterie et leur haut-parleur intégrés, contiennent des composants électroniques. Il s’agit toutefois d’un tout autre instrument, que je vous présente dans mon article consacré au handpan électronique.

Que peut-on voir en regardant par le gü d’un handpan ?

La première fois que j’ai glissé une lampe de poche dans le gü, j’ai été surprise de découvrir la face cachée des notes. Certains fabricants tracent l’emplacement des notes sur la face intérieure de la coque avant de les façonner au marteau. On peut donc y voir des inscriptions ou des traces de crayon laissées par l’artisan qui a fabriqué votre instrument à percussion. Le bord du gü n’est pas une simple découpe : le métal est replié vers l’intérieur, puis limé et recourbé au marteau pour éviter de blesser la main qui porte l’instrument, puisque de nombreux joueurs manipulent leur handpan en le saisissant par l’ouverture du gü.

Sur les Hang de première génération, les créateurs collaient un papier blanc visible par le gü, où figuraient le numéro de série, le nom du modèle et la signature de Felix Rohner ou de Sabina Schärer, les deux créateurs de l’instrument. Sur la génération suivante, le numéro de série était gravé sur le bord intérieur du gü. À partir de 2008, toutes ces informations ont été placées à l’extérieur de la coque.

Comment les deux coques de cet objet sonore sont-elles assemblées ?

Pour former le joint entre les deux coques, PANArt collait celles-ci, puis ajoutait un anneau de laiton un ou deux jours plus tard afin de protéger le rebord. Aujourd’hui, la plupart des artisans utilisent une colle forte et installent de nombreuses pinces tout autour de l’instrument pour exercer une pression uniforme sur l’ensemble du rebord. Une fois que la colle a pris, un rebord en caoutchouc est posé pour protéger l’instrument en cas de chute. Découvrez toutes les étapes de cet assemblage dans mon article sur la fabrication d’un handpan.

À quoi sert l’air enfermé dans cet instrument à percussion ?

Cette cavité s’explique par l’histoire de l’instrument. Le Hang est né lorsqu’un percussionniste a présenté à PANArt un ghatam, une jarre indienne en terre cuite. Il rêvait d’entendre les sons de leur acier dans un corps résonant joué avec les mains. L’air contenu entre les deux coques forme donc une caisse de résonance. Avec le gü, cette cavité fonctionne comme un résonateur de Helmholtz. Lorsque vous frappez le Ding, l’air peut vibrer par l’ouverture et produire une note très grave qui s’ajoute à celles de l’acier. Les physiciens Thomas Rossing et Andrew Morrison, qui ont consacré plusieurs études à l’instrument de PANArt jusqu’à un article paru en 2009 dans la revue Physics Today, ont d’ailleurs montré que la note centrale est fortement couplée à cette résonance de l’air.

En général, cette basse du gü se situe entre 65 et 98 hertz environ, soit plus bas que la plupart des notes de l’instrument. Elle dépend de la taille de la coque et de la forme du gü. Chez un fabricant, par exemple, elle varie entre 60 et 85 hertz environ selon l’ouverture que le musicien laisse sous l’instrument. Plus vous refermez le gü, plus la note descend. PANArt a même conçu la deuxième génération de son instrument autour de cette basse. Ses créateurs parlaient d’une sorte de cathédrale acoustique : la résonance de l’air est devenue la note fondamentale de l’instrument, et le Ding a été accordé une octave au-dessus.

Si le gü de votre instrument la fait bien résonner, vous pouvez jouer cette note d’air. Posez le talon de la main, soit la partie charnue du poignet, sur le dôme du Ding, puis laissez votre main retomber doucement en rebondissant, sans frapper fort. Si vous jouez assis avec le handpan sur les genoux, écartez ou rapprochez les jambes : vous fermerez plus ou moins le gü, et la basse montera ou descendra. Vous pouvez voir ce geste dans la vidéo ci-dessous, en anglais, mais il n’est pas nécessaire de comprendre cette langue :

Pourquoi l’artisan passe-t-il par le gü pour accorder le Hang drum ?

Le gü ne sert pas seulement à laisser sortir le son. Il donne aussi à l’artisan un accès à la face intérieure des notes, sans avoir à décoller les deux coques. Une fois le handpan collé, le métal continue de bouger légèrement. Aujourd’hui encore, certains fabricants accordent les notes deux ou trois fois avant le collage, puis plusieurs fois après le séchage de la colle, jusqu’à ce que l’accord reste stable. Pour ces dernières retouches, l’artisan utilise un marteau d’accordage spécial qu’il passe par le gü afin de travailler les notes de la coque supérieure par-dessous. C’est aussi par cette ouverture que votre handpan pourra être réaccordé si une chute, un choc ou des années de jeu finissent par le désaccorder. Je vous déconseille fortement de tenter de le faire vous-même, car un seul coup de marteau mal placé peut aggraver le problème. Pour savoir quand et comment faire réaccorder votre instrument, consultez mon guide pour accorder un handpan.

Faut-il nettoyer ou huiler l’intérieur de cet objet sonore en forme de soucoupe volante ?

L’intérieur de votre handpan demande très peu d’entretien. Contrairement au dessus de l’instrument, il n’est ni touché par vos mains ni exposé à la transpiration. Un nettoyage occasionnel suffit donc, et seulement si vous en voyez le besoin. Passez un chiffon doux légèrement imbibé d’alcool à 70° par l’ouverture du gü. Évitez simplement de toucher le joint qui relie les deux coques, car l’alcool et l’huile pourraient fragiliser la colle. Essuyez toutefois régulièrement le bord du gü, que vos doigts touchent lorsque vous transportez l’instrument. Quant à l’huile, n’huilez jamais l’intérieur de votre handpan. L’acier doit vibrer librement, et une couche d’huile finit par étouffer les notes. Pour le dessus de l’instrument, en revanche, suivez mon guide d’entretien du handpan.

Choisissez un handpan facile à entretenir !

Comme vous l’avez vu, l’intérieur de cet instrument à percussion ne contient aucun mécanisme : seulement deux coques d’acier, un joint de colle et beaucoup d’air. Vous savez maintenant pourquoi cette cavité peut produire une basse au gü, comment l’artisan l’utilise pour accorder les notes et pourquoi elle doit être nettoyée sans jamais être huilée.

L’entretien régulier du dessus de l’instrument reste toutefois une contrainte pour de nombreux musiciens, surtout lorsqu’ils jouent souvent. C’est pourquoi je recommande personnellement la boutique Instruments du Monde, qui vend des handpans fabriqués dans plusieurs matériaux. Vous pouvez notamment choisir ce handpan en acier inoxydable, dont l’acoustique est extraordinaire et qui demande très peu d’entretien.

Découvrez dès maintenant ce handpan en cliquant sur l’image ci-dessous :

Maintenant que vous connaissez ces conseils, savez-vous quelle est la différence entre un Hang drum et un handpan ? Découvrez-la dans cet article qui présente les origines historiques de cet objet sonore. Et pour percer tous les secrets du handpan, lisez mon guide complet.

Partager :
Bannière collection Handpan
Bannière livre de partitions Handpan

Écrire un commentaire