Coussin pour bol chantant tibétain

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Un coussin pour bol chantant tibétain offre à votre instrument une base stable pour vibrer librement, sans grésiller contre une table ni glisser au premier coup de maillet. Vous profitez ainsi d’une sonorité plus nette qui se prolonge longtemps, que vous jouiez d’un seul bol ou de plusieurs. C’est aussi un bel objet décoratif. Procurez-vous un coussin rond, un coussin carré ou un tapis adapté aux dimensions de votre bol pour l’installer dans votre espace de pratique.

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Pourquoi poser un bol chantant tibétain sur un coussin plutôt que sur une surface dure ?

Une femme qui médite entourée de plusieurs bols chantants tibétains, tous posés sur des tapis et coussins

Un bol chantant tibétain posé directement sur une table ou sur le sol peut se déplacer sous l’effet de ses vibrations lorsqu’il est frappé ou frotté. Son fond vibre contre la surface dure et produit un grésillement qui gêne l’écoute. Sur une table, le bol risque aussi de tomber. Le coussin évite ces désagréments : il laisse vibrer le bol librement tout en le maintenant en place.

Vous pouvez continuer à jouer du bol en le tenant dans votre main, surtout s’il est petit. Pendant une séance de relaxation, toutefois, l’attention et les muscles se relâchent. Le bol risque alors de glisser et de tomber, puis de se fêler ou de se déformer.

Si vous possédez plusieurs bols ou un bol lourd et imposant, vous aurez besoin d’un support. Les grands modèles se jouent d’ailleurs sur leur coussin, posé sur une surface stable.

Entre deux séances, le coussin sert aussi à ranger votre bol et protège la base du bol des rayures et des chocs. Il protège également votre meuble lorsque vous frappez l’instrument.

Le coussin change-t-il le son d’un bol chantant tibétain ?

Oui, le coussin modifie la façon dont votre instrument résonne, même s’il ne produit aucun son. Sur un coussin adapté, la surface dure n’étouffe plus le bol et ne produit plus de bruits parasites. Le son se prolonge ainsi plus longtemps et reste plus net. Moins le bol tibétain a de points de contact avec son support, plus il vibre librement et longtemps : le coussin idéal touche donc uniquement le fond, car tout contact avec la paroi éteint le son.

Un coussin trop épais ou trop mou laisse le bol s’enfoncer. Le tissu remonte alors contre la paroi et amortit la résonance du bol. À l’inverse, un coussin trop mince laisse passer les bruits parasites. Un anneau trop grand pour le bol absorbe aussi sa puissance. Les coussins carrés épais ont tendance à étouffer davantage les vibrations, tandis que l’anneau offre un son plus pur. Choisissez avant tout la bonne épaisseur, même si nous trouvons le coussin carré plus élégant pour présenter un bol tibétain.

Zoom sur un bol chantant tibétain posé sur son coussin avec son un mala

Dans la plupart des cas, le rembourrage du coussin est en coton, et son enveloppe est cousue en coton, en satin, en velours ou en brocart, un tissu lourd et serré orné de motifs. Les ateliers de Katmandou, au Népal, utilisent parfois du coton de récupération appelé kapas. Vous trouverez aussi des coussins rembourrés de laine ou de mousse, ainsi que des modèles en feutre. Aucune matière n’est meilleure qu’une autre. Le rembourrage doit être assez ferme pour soutenir l’instrument sans qu’il s’enfonce et assez souple pour amortir le choc de la frappe. C’est donc sa fermeté, plus que sa matière, qui permet au son de se prolonger.

Le brocart est un tissu traditionnel qui peut être en soie ou en fibre synthétique et dans lequel des fils d’or ou d’argent sont souvent tissés. Une grande partie des coussins pour bols sont cousus à la main dans des ateliers de la vallée de Katmandou, au Népal, tandis que d’autres viennent d’Inde. Pour fabriquer un anneau, les artisans tracent et découpent le tissu à la main, le cousent en tube puis en anneau et le rembourrent, toujours à la main.

Un bol tibétain bouge parce que les vibrations atteignent sa base lorsqu’il est frappé ou frotté. Il peut glisser si son support n’adhère pas assez. De plus, le maillet adhère mieux à la paroi que le fond du bol à son support, ce qui peut faire tourner le bol sur son coussin lorsque vous le frottez. Pour le garder centré, choisissez un coussin assez ferme et un peu plus grand que la base de l’instrument. Le bol risque de basculer à la frappe si l’anneau est trop petit ou si le rembourrage s’est affaissé. Un coussin décoratif au tissu trop lisse peut aussi laisser glisser le bol lorsque vous le frottez avec le maillet. Un petit bol peut encore bouger sous une frappe forte. Dans ce cas, frappez-le plus doucement ou tenez-le dans votre main.

Pour entretenir votre coussin, enlevez la poussière avec une brosse souple. Passez ensuite un linge à peine humide, seulement si le tissu le supporte. Évitez les produits agressifs : le brocart et la soie ne s’entretiennent pas comme le coton. Un coussin usé ou sale transmet de la poussière et de l’humidité au fond du bol tibétain. Vérifiez donc sa forme et son état de temps à autre, et rangez-le dans un endroit sec, à l’abri du soleil.

Un coussin tassé laisse le bol s’enfoncer : le son s’étouffe et l’instrument vacille. Dès que le coussin ne reprend plus sa forme, remplacez-le par un modèle plus ferme ou plus épais, adapté à la taille de votre bol.

Les coussins pour bol chantant tibétain sont souvent de couleurs vives et ornés de motifs inspirés du Tibet ou du Népal. Vous y trouverez notamment des lotus, des mandalas, des motifs bouddhistes et les symboles des 7 chakras.

Dans la tradition bouddhiste, le lotus brodé sur de nombreux coussins symbolise la pureté et la renaissance. Selon la légende, le Bouddha est né sur une fleur de lotus.